Sean Orion LeBas

Sean Orion LeBas

The Reichstag burns!

DEMOCRACY

There’s no escape.

The big pr * cks are out.

They’ll f * ck everything in sight.

Watch your back.

Harold Pinter-2005 Nobel Laureate

Notre mort sans appel est le souci forcené du temps spectaculaire.

Avocat retraité, en grève aux USA depuis l'invasion illégale de l'Afghanistan.

"Quare siletus juristae in munere vestro?" -Giorgio Agamben, Stato di eccezione (2003).

"After all, we cannot take for granted the very things – trade unions, class solidarity, political possibility – that Lenin built his argument upon. Instead, what we may require of ourselves is to imagine the ‘non-existent things as present' in the little space for the freedom of the imagination that is still available to us.

"You continue to dig your foxhole, hoping that one day it will turn into a trench, without ever realizing that they might never actually notice you, that the line of battle might have already moved to a place where it is impossible to live within the system in any kind of comfort. And you understand that it is necessary to find an exit, opening yourself up to new experiences, feelings, risks and joys, to everything that doesn't yet exist but continually reveals itself as the possibility for affirming another reality.

"Revolution would be impossible if it did not sum up all lines of past resistance, lines of flight, truth procedures, events that interrupted and changed the order of things. Each historical moment produces new ways of focusing resistance in the cross-hairs of struggle, no matter broken these communicative lines may seem. It's up to you to decide."

-Workgroup #6 Revolution or Resistance ЧТО ДЕЛАТЬ? 2006

Le Reichstag brûle à nouveau!

«Cette démocratie si parfaite fabrique elle même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.»

(Guy Debord, Commentaires sur La Société du spectacle, IX, Paris, 1988)

"Ginette continue à tourner

sur cet air de ferraille et de verres cassés

allez Ginette!..."-Têtes Raides

La Semaine Sanglante (1871)

Sauf des mouchards et des gendarmes,

On ne voit plus par les chemins, Que des vieillards tristes en larmes, Des veuves et des orphelins. Paris suinte la misère, Les heureux mêmes sont tremblant. La mode est aux conseils de guerre, Et les pavés sont tous sanglants.

Oui mais !

Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche, Quand tous les pauvres s'y mettront. Quand tous les pauvres s'y mettront.

Les journaux de l'ex-préfecture,

Les flibustiers, les gens tarés, Les parvenus par l'aventure, Les complaisants, les décorés Gens de Bourse et de coin de rues, Amants de filles au rebut, Grouillent comme un tas de verrues, Sur les cadavres des vaincus.

Oui mais !

Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche, Quand tous les pauvres s'y mettront. Quand tous les pauvres s'y mettront.

On traque, on enchaîne, on fusille

Tout ceux qu'on ramasse au hasard. La mère à côté de sa fille, L'enfant dans les bras du vieillard. Les châtiments du drapeau rouge Sont remplacés par la terreur De tous les chenapans de bouges, Valets de rois et d'empereurs.

Oui mais !

Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche, Quand tous les pauvres s'y mettront. Quand tous les pauvres s'y mettront.

Nous voilà rendus aux jésuites

Aux Mac-Mahon, aux Dupanloup. Il va pleuvoir des eaux bénites, Les troncs vont faire un argent fou. Dès demain, en réjouissance Et Saint Eustache et l'Opéra Vont se refaire concurrence, Et le bagne se peuplera.

Oui mais !

Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche, Quand tous les pauvres s'y mettront. Quand tous les pauvres s'y mettront.

Demain les manons, les lorettes

Et les dames des beaux faubourgs Porteront sur leurs collerettes Des chassepots et des tampbours On mettra tout au tricolore, Les plats du jour et les rubans, Pendant que le héros Pandore Fera fusiller nos enfants.

Oui mais !

Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche, Quand tous les pauvres s'y mettront. Quand tous les pauvres s'y mettront.

Demain les gens de la police

Refleuriront sur le trottoir, Fiers de leurs états de service, Et le pistolet en sautoir. Sans pain, sans travail et sans armes, Nous allons être gouvernés Par des mouchards et des gendarmes, Des sabre-peuple et des curés.

Oui mais !

Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche, Quand tous les pauvres s'y mettront. Quand tous les pauvres s'y mettront.

Le peuple au collier de misère

Sera-t-il donc toujours rivé ? Jusques à quand les gens de guerre Tiendront-ils le haut du pavé ? Jusques à quand la Sainte Clique Nous croira-t-elle un vil bétail ? À quand enfin la République De la Justice et du Travail ?